La Guirlande de Julie est un recueil amoureux (l’un des plus célèbres de la littérature française) composé à l’initiative de Charles de Sainte-Maure, marquis de Montausier, aspirant, pendant quatorze ans, à la main de la belle et précieuse Julie d’Angennes, il conçut l’idée de la Guirlande de Julie, au sein de laquelle il rédigea seize madrigaux.


Image 1 : « Zephire à Iulie », miniature de La Guirlande de Julie, v.1641, parchemin, folio 4r ©Paris, BnF
Image 2 : Frontispice de La Guirlande de Julie, v.1641, parchemin, folio 2r ©Paris,BnF
Je vous invite chaudement à parcourir ce recueil merveilleux, disponible en intégralité sur le site de la BNF : Gallica, qui est parvenu à le scanner pour permettre à tous de le consulter. Cliquez ici pour le lire.
Le recueil est composé de 90 feuillets. Il s’agit d’un manuscrit, ce qui veut dire que c’est à la plume que l’intégralité du recueil a été recopiée par le célèbre calligraphe Nicolas Jarry afin de l’offrir à Julie d’Angennes le 22 mai 1641, jour de sa fête.

Quand on regarde les pages du recueil de loin, il nous semble lire des caractères d’imprimerie, mais en agrandissant l’image, on se rend compte par exemple que les « f » ne sont pas tous identiques
Il est composé de 62 madrigaux composés par Le Marquis de Montausier ainsi que par plusieurs autres hommes de lettres de son temps (certains anonymes, d’autres très célèbres comme Georges de Scudéry, Arnauld de Briottes, Racan, Tallemant des Réaux, le chevalier de Méré, le marquis de Rambouillet, et peut-être Pierre Corneille). Le thème de chaque madrigal est une fleur. L’ensemble des textes forme donc de manière imagée, une couronne de fleurs.
Le recueil comporte vingt-neuf types de fleurs différents, chaque fleur étant accompagnée d’une illustration botanique raffinée réalisée par le dessinateur Nicolas Robert. Ci-dessous, la Tulipe.

« La Tulipe nommée flamboyante », planche du manuscrit de La Guirlande de Julie, v.1641, parchemin, folio 50r ©Paris, BnF
La suite de l’histoire ?
La belle Julie n’était pas pressée de se marier mais elle finit par se laisser convaincre par le duc de Montausier à qui elle donna sa main le 13 juillet 1645 après l’avoir laissé soupirer pendant quatorze ans! La régente Anne d’Autriche, le cardinal Mazarin, ses amis les plus chers, et surtout sa mère la poussèrent à franchir le pas. De leur union, naquit Marie-Julie de Sainte-Maure, en 1646, alors que Julie d’Angennes est âgée de 39 ans.
Chaque élève apprend et récite le poème de son choix parmi ceux proposés sur ce document.
