
Gravure, artiste inconnu, Portrait de Madeleine de Scudéry

I- Étude du poème
Rappelons, comme nous l’avons évoqué dans la première séance de cette séquence, que Madeleine de Scudéry est connue pour le salon littéraire qu’elle créa à Paris dès 1652. On lui doit aussi la Carte du tendre, créée en 1654 (je vous invite à consulter la séance 1 à ce sujet) inspirée de son roman Clélie, histoire romaine, publié de 1654 à 1660 en 10 volumes.
Définitions :
*Vertu : force morale avec laquelle l’être humain tend au bien, s’applique à suivre les règles morales.
*Esprit : Ici, l’esprit qualifie l’intelligence
Dans ce poème, Madeleine de Scudéry évoque le caractère éphémère de la beauté et même de l’intelligence. Elle suggère que seule la vertu (=la bonté) traverse le temps sans faiblir et regrette que les hommes ne la choisissent pas. Pour imager son propos, elle utilise une métaphore, en associant la beauté à la fleur qui fane irrémédiablement.
Une métaphore est une comparaison (on associe deux termes ou concepts différents parce qu’ils présentent un point commun) mais sans l’utilisation d’un outil de comparaison (ainsi que, comme, tel …). Ainsi, il faut deviner la comparaison dans le texte.
Le message philosophique de la poétesse est surprenant à l’époque des salons littéraires où la beauté et l’intelligence sont valorisés.
II – La Versification
